Un prêtre remporte 100 000 dollars à un tournoi de poker

février 26th, 2010

Une histoire surprenante vient d’arriver à un tout jeune prêtre de Caroline du Sud. Andrew Trapp qui a été ordonné en juillet 2007 vient de remporter 100 000 dollars lors d’un tournoi de poker qui a été retransmis à la télévision américaine. Loin d’être habituel, ce fait à véritablement défrayé la chronique pour alimenter les journaux mondiaux qui se sont intéressés à ce gagnant hors du commun. Effectivement, c’est la première fois dans l’histoire du poker, qu’un homme en soutane prend place à un tournoi de poker pour arriver en demi-finale. Andrew Trapp voulait en fait rénover sa paroisse de Saint-Michaël qui était trop petite et trop vieille et avait réussi à collecter la somme importante de 4 millions de dollars en l’espace de quatre ans. Mais il manquait tout de même 1,5 millions d’euros pour sauver cette paroisse. Le prêtre eu donc l’ingénieuse idée de mettre à profit son savoir-faire en matière de jeux, et plus précisément au poker qui est selon lui un véritable don de Dieu. Il avisa sa hiérarchie qui lui donna son accord, expliquant que l’église catholique ne réprouve pas les jeux de hasard ainsi que les jeux de cartes, mais que « tout est une question de modération ». Il se rendit donc à ce tournoi de poker afin de tenter sa chance et empocha la somme de 100 000 dollars. Même si il n’avait pas gagné de prix, il n’aurait pas regretté d’avoir été tant médiatisé, expliquant que c’était une façon de « montrer aux gens que les prêtres sont des gens normaux qui peuvent s’amuser ».

Ce prêtre va certainement s’attirer les foudres de catholiques conservateurs qui voient d’un mauvais œil la pratique de ces jeux, mais il reste néanmoins persuadé que le jeu en valait la chandelle puisque cet argent doit uniquement servir à la reconstruction de son église. Qui a dit que religion et jeux ne faisaient pas bon ménage … ?

Patrick Partouche crie à l’injustice

février 26th, 2010

Le Président du Directoire du Groupe Partouche, Patrick Partouche, critique vivement l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne. Alors qu’il y a quelques mois il se disait prêt à accéder à ce marché, il change aujourd’hui de propos pour affirmer que : « la candidature de mon groupe n’est pas acquise » et qu’ « il n’est pas sûr à ce stade que nous soyons finalement candidat à l’obtention d’une licence en France, même si, sur un plan opérationnel, nous sommes dans une position idéale ». Il faut dire que Patrick Partouche en veut au gouvernement qui selon lui n’est pas impartial dans ses propos. En effet, le projet de loi concernant cette future ouverture des jeux en ligne va, selon lui, de nouveau favoriser la Française des Jeux et le PMU qui sont actuellement en situation de monopole au détriment des établissements de jeux. C’est pourquoi Patrick Partouche serait plutôt prêt à devenir opérateur en Belgique, pays dans lequel seuls les exploitants des casinos ont la possibilité de proposer leurs services sur internet.

Patrick Partouche va même jusqu’à menacer le gouvernement et n’exlut pas la possibilité d’attaquer l’Etat. Il reste persuadé que beaucoup d’autres casinotiers le rejoindront étant donné que « le projet de loi sera inapplicable et attaqué de toutes parts » et que la date d’ouverture sera de nouveau repoussée.

Le Groupe Partouche reste très confiant dans l’avenir de son groupe même si les résultats de l’année écoulée montrent le contraire et que son produit brut des jeux accuse une baisse de 9 %. Pourtant, le gouvernement n’a pas hésité à aider les opérateurs de casino en leur accordant des allégements fiscaux. Le Groupe Partouche a tout fait pour sortir son établissement de cette mauvaise passe en investissant massivement comme ce fut le cas avec le Partouche Poker Tour. Il semblerait néanmoins que les efforts du Groupe n’aient pas été suffisants et qu’il doive se séparer de plusieurs établissements.

Nouveau report de date pour le décret sur les jeux en ligne

janvier 12th, 2010

La nouvelle réglementation française sur la régulation des jeux d’argent en ligne a été annoncée pour une ouverture au 1er janvier 2010. Or le texte de loi a été débattu avec un semestre de retard à l’Assemblée nationale en octobre 2009, et ce malgré l’insistance des opérateurs de casino en ligne et du Ministre du budget  Eric Woerth qui a défendu le texte pour une nouvelle entrée en vigueur de la loi au plus tard pour la Coupe du monde de football en Afrique du Sud, soit en juin 2010.

Mais la seconde échéance annoncée de début juin 2010 pour l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne ne semble pas pouvoir être respectée. En effet, le rapporteur du texte à l’Assemblée nationale le député Jean-François Lamour est inquiet de la tenue du calendrier de l’Etat. Il craint que la charge de travail des députés et des sénateurs ne fasse prendre un nouveau retard à ce décret. C’est la raison pour laquelle il demande dès à présent que le texte soit adopté au plus tard fin février 2010. Quant à François Trucy rapporteur du Projet de loi au Sénat, il souligne que le dispositif législatif ne sera pas prêt pour le mois de juin 2010. En effet, le vote du Sénat n’est pas attendu avant mars 2010 pour ensuite son adoption par les deux assemblées pour un texte unique et une validation de la nouvelle loi par le conseil d’Etat. Toutes ces procédures administratives demandent un certain temps et si le texte prend du encore du retard il est à craindre que de nombreux sites illégaux continuent à fleurir pour la Coupe du monde de football.

Le député UMP Jacques Myard propose que le gouvernement permette à l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) avant le décret de loi, la délivrance des licences d’exploitation aux opérateurs ainsi que le contrôle de leurs activités. Mais Jean-François Vilotte, le président de la mission de préfiguration de l’ARJEL ne le voit pas du même œil. Il souhaite la création de l’organisme de régulation après la promulgation de la loi et la publication des décrets.

Les joueurs en ligne Belge misent gros

janvier 12th, 2010

Malgré l’interdiction des jeux d’argent sur internet sur le territoire Belge, les habitants du pays ont joué pour environ 99 millions d’euros en une année. Et d’après une récente enquête réalisée par la Loterie Nationale, ils sont aux alentours de 145 000 joueurs permanents en ligne.

Les joueurs sur internet Belge ont entre 18 et 34 ans. Ils misent environ 682 euros par an pour soixante tentatives de gains quand les joueurs assidus misent 1 876 euros en moyenne. Ils sont environ 9 % à avoir entre 18 et 24 ans mais ce pourcentage progresse rapidement. Il était de 5 % pour l’année antérieure.

Les sites les plus connus sur le territoire Belge sont Unibet.be et Casinoeuro.be. Aussi, les jeux de paris sportifs et les casinos virtuels sont en pleine progression, le chiffre d’affaires est supérieur d’une année sur l’autre.

Autant dire que la crise financière n’a pas beaucoup d’influence sur le marché des jeux de hasard en Belgique. En effet, les casinos ont enregistré un chiffre d’affaires de 119,9 millions d’euros pour l’année 2008 contre 115,2 millions d’euros pour 2007, les salles de jeux 173,6 millions d’euros contre 161,1 millions d’euros en 2007, les bingos dans les cafés 327 600 euros et la Loterie nationale 1,14 milliard d’euros contre 1,17 milliard d’euros en 2007

Pour le secteur dit des « nouveaux jeux » les paris sur internet sont évalués à 132 millions d’euros et les jeux de casino en ligne sur internet sont à 97 millions d’euros, les jeux télévisés à 12 millions d’euros. Tous ces chiffres ne tiennent pas compte des jeux illégaux.

Mais les paris en ligne Belge ne vont pas rester illégaux. Le parlement fédéral a été saisi d’un projet de loi pour modifier la loi du 7 mai 1999 qui régit les jeux de hasard. Ils disposeront ainsi comme l’Italie et prochainement la France d’une licence de jeux leur donnant l’autorisation de pratiquer des paris d’argent en ligne. Le projet de loi qui a été approuvé au Conseil des ministres en mars 2009 pourrait être finalisé prochainement. Le texte prévoit le contrôle et la maitrise des jeux de hasard en ligne pour une régulation des jeux. La future loi se base sur une offre de jeu légale et limitée afin de protéger au mieux les joueurs, empêcher l’organisation illégale des jeux en Belgique, lutter contre la dépendance aux jeux et protéger contre l’addiction.

Démarrage parallèle de la Coupe du monde de football et des jeux en ligne

décembre 11th, 2009

A en croire les objectifs fixés par le gouvernement français et les dires de son ministre du budget, Eric Woerth, l’ouverture des jeux en ligne programmée pour juin 2010 est une véritable avancée en matière de santé publique. Pourtant, tel que le projet est conçu on peut comprendre que le fait de légaliser et de ne plus prohiber empêchera bon nombre d’individus de tomber dans l’addiction. Toujours est-il que la date du 1er janvier 2010 ne sera pas respectée et l’ouverture du marché des jeux et paris en ligne sur la toile sera effective au moment de la Coupe du monde de football, ce qui tombe plutôt bien. Deux évènements majeurs en conséquence, que les joueurs de toutes catégories attendent avec impatience, mais que les opérateurs en ligne n’apprécieront peut-être pas vue la sélection qui en découle. En effet, comme l’atteste Eric Woerth, le choix des acteurs de ces sites concerne uniquement une centaine d’entre eux  et la distribution des licences se fera en fonction d’un certain nombre d’éléments concrets. Bien évidemment, ceux qui ont été condamnés préalablement ne feront pas partie de ce choix.

Ce projet de loi sera donc examiné à l’Assemblée nationale les 7 et 8 octobre prochains et dès lors que celui-ci sera entériné, l’ARJEL qui n’est autre que l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne pourra fonctionner et mettre en place un recrutement féroce des opérateurs répondant à son cahier des charges, avec pour objectif de contrer les 25.000 sites illégaux existant sur le territoire français. Avec l’aide de patrouilleurs sur le web, ou cyber patrouilleurs, qui sont des officiers de la police judiciaire, les sites illégaux seront alors repérés au moyen d’analyses concrètes et performantes tandis que de « faux » joueurs testeront les sites qui auront reçu la licence et mèneront leurs enquêtes, quant au bon déroulement et conformément au respect des règles qui s’appliquent.

Quant au poker en ligne, celui-ci fera l’objet d’un contrôle renforcé et toutes les connexions de sites qui n’auront pas reçu l’agrément et opéreront illégalement seront automatiquement bloquées. Ce sera aussi le cas de joueurs français qui s’évaderaient sur des sites étrangers : toutes les transactions illégales une fois repérées seront anéanties. Quant au poker, seul jeu de cercle permis sur Internet, les mises autorisées seront limitées à un euro de façon à empêcher une addiction certaine des joueurs. Que de perspectives…